le karma

« Chaque être porte en lui la Divine Flamme de la Vie, et son propre Dieu Intérieur possède la Souveraineté là où il se trouve. Si, à cause de sa propre inertie mentale, l’homme ne veut pas faire l’effort nécessaire pour réviser les habitudes séculaires de son corps et de son mental, il vivra chargé des chaînes qu’il a lui-même forgées; au contraire, s’il choisit de prendre conscience de son Dieu Intérieur et de Lui donner tout le Contrôle de son activité extérieure, il regagnera la Connaissance de sa Souveraineté Eternelle sur la substance.
« Le temps est arrivé où une grande partie de l’humanité s’éveille rapidement et, d’une façon ou d’une autre, nous devons faire comprendre aux êtres qu’ils ont vécu, maintes et maintes fois, des centaines – quelquefois des milliers – de vies, chaque fois dans un corps physique nouveau.
« La loi de réincorporation est, dans le développement humain, l’activité qui donne à l’être individualisé l’occasion de rétablir l’équilibre là où il l’a consciemment détruit. Ce n’est qu’une des activités de la Grande Loi du Karma, loi de compensation ou loi de cause et d’effet, qu’on pourrait aussi appeler ‘un processus automatique rétablissant l’équilibre et gouvernant les forces qui jouent dans l’Univers’. La compréhension correcte de cette Loi permet d’expliquer beaucoup de situations dans l’expérience humaine qui, autrement, paraîtraient injustes. C’est la seule explication logique de l’indéfinie complexité des expériences dues à la création humaine – qui révèlent l’opération de cette Loi sur Laquelle repose toute la manifestation.
« La Loi du Karma permet de constater que rien n’est dû au hasard ou à l’accident. Tout provient de l’application directe, exacte, parfaite, de la Loi. Toute expérience de conscience a une cause antérieure et tout, au même instant est la cause d’un effet futur. Si un homme a fait souffrir une femme dans sa vie, il peut être sûr de se réincorporer dans une forme féminine et de passer par des expériences semblables jusqu’à ce qu’il ait pris conscience de ce qu’il a fait endurer à cet autre être. Il en est de même lorsque une femme a persécuté un homme. C’est le seul moyen par lequel un être est forcé, ou plutôt se force, à expérimenter à la fois la cause et l’effet de tout ce qu’il a engendré dans le monde.
« Tout être peut créer et expérimenter ce qu’il veut dans sa propre sphère d’action; mais s’il choisit de faire ce qui produit de la dysharmonie chez les autres, alors il s’oblige à passer par une expérience semblable jusqu’à ce qu’il comprenne l’effet que sa propre création a provoqué sur le reste de la Vie dans l’Univers.
« Suivez-moi, nous allons passer en revue ce qui fut la vie physique de la forme féminine que vous avez occupée en France où vous fûtes une chanteuse de grand talent avec une voix d’une puissance et d’une beauté rares. » »

Immédiatement, sans aucun effort de ma part, je me trouvai hors de mon corps physique, le contemplant: je pouvais le voir distinctement alors qu’il reposait sur le sol. Je me demandais s’il était bien prudent de le laisser là, dans ces montagnes, quand, en réponse à ma pensée, Saint-Germain me répondit: « Ne vous inquiétez pas. Rien ne pourra nuire à votre corps lorsque nous serons loin: voyez! »
Aussitôt, je vis une Flamme Blanche l’entourer en formant un cercle d’environ quinze mètres de diamètre tout autour de lui. Saint-Germain m’entoura la taille de son bras et je constatai que nous nous élevions rapidement au-dessus du sol; je m’adaptai rapidement à son action vibratoire. Je n’avais aucun sentiment précis de notre déplacement dans l’espace. Bientôt, nous aperçûmes un village à nos pieds, c’était dans le Midi de la France. Il expliqua: « Ici, vous naquîtes comme fille unique d’une femme d’une grande beauté et dont la vie fut un exemple d’idéalisme bien en avance sur la majorité de ses contemporains. Votre père lui fut un compagnon fidèle, très cultivé et inspiré par l’Esprit Christique des premiers âges. L’éther atmosphérique d’un lieu enregistre tout ce qui a pris place dans ce lieu. Je vais revivifier ces enregistrements éthériques et vous allez voir des images vivantes donnant tous les détails de votre vie. Vous chantiez à l’église de ce village et vous travailliez le chant avec un professeur qui obtint de vos parents la permission de vous donner un véritable entraînement. Vous fîtes des progrès rapides et, bientôt, des circonstances plus favorables encore se présentèrent quand vos parents allèrent habiter Paris. Après une année de travail soutenu, vous eûtes l’occasion de chanter devant la Reine de France dont la protection vous ouvrit alors l’accès à beaucoup de salons. Vous fîtes une brillante carrière musicale. La France et le succès vous comblèrent de leurs dons au cours des cinq années qui suivirent et vous accumulâtes une grande fortune. Soudain, vos parents passèrent par le changement appelé mort; le choc fut terrible pour vous et provoqua une longue et terrible maladie. Lorsque vous fûtes rétablie et que vous vous mîtes à nouveau à donner des concerts, la douleur avait enrichi le timbre de votre voix d’une nuance qui touchait tous les cœurs. Un homme qui avait dirigé vos études musicales devint votre imprésario et vous finîtes par lui donner toute votre confiance. Après quatorze années de brillant succès, vous tombâtes subitement malade et la mort vint au bout d’une semaine. Votre fortune et vos bijoux avaient été confiés à votre imprésario, dans un but charitable et pour faire aboutir un projet auquel vous aviez travaillé toute votre vie. Les derniers rites n’étaient pas plutôt accomplis qu’un changement total se produisit en lui. L’avidité l’envahit. Maintenant je vais vous montrer cet homme, que vous avez rencontré en Amérique il y a quelques années, dans cette vie présente. Je suis sûr que vous vous rappellerez cet incident qui s’est produit dans vos affaires. »
Il me montra une société où j’avais essayé d’aider plusieurs personnes lorsque je me trouvais dans l’Ouest il y a une dizaine d’années, en connexion avec un représentant du gouvernement belge.
 » Cet homme, continua-t-il, avait reçu là une occasion de réparer le tort qu’il vous avait fait en France. Nous lui avions fait prendre connaissance de la situation, dont il ne pouvait rien ignorer, mais il n’avait pas encore la force nécessaire pour faire opérer la Grande Loi Cosmique de Justice et payer cette dette; s’il l’avait fait, par détermination de son libre arbitre, il se serait libéré de beaucoup d’entraves, et cela lui aurait permis de progresser bien plus rapidement dans cette incorporation. C’est ainsi que la vie extérieure nous maintient lié à la roue de la nécessité, au retour à un corps dense, à la lutte sans repos, à la douleur, jusqu’au moment où nous laissons la Lumière du Christ Intérieur nous illuminer et nous purifier, ce qui permet, enfin, au Plan Divin, qui est Amour, Paix et Perfection pour toute la Création, de se manifester. Vous venez de recevoir un genre de leçon que personne ne peut oublier car un enseignement objectif s’enregistre dans la vision en même temps que dans le mental. Le souvenir visuel est plus profond et il reçoit nécessairement plus d’attention de la part de l’activité extérieure de l’intellect. » »

L’essence de cette expérience depuis longtemps oubliée fut sûrement fixée dans ma mémoire de façon indélébile, car je peux en rappeler chaque détail aussi clairement que lorsque je les examinais avec Lui. « Maintenant, poursuivit-il, nous allons rappeler une autre de vos vies passées, une de celles où vous viviez en Égypte. » Nous nous élevâmes de la Terre et voyageâmes rapidement. Je fus parfaitement conscient de la Méditerranée lorsque nous passâmes au-dessus des eaux. Nous continuâmes jusqu’à Karnac et Louxor, puis, de nouveau, nous prîmes contact avec le sol.
« Soyez très attentif, me dit-il, cet enregistrement est celui d’un très ancien Temple de Louxor. Ce n’est pas l’un de ces temples dont les archéologues étudient les ruines actuellement car il est antérieur à tous ceux qui ont été découverts jusqu’ici. S’ils savaient où regarder, ils découvriraient des temples magnifiques qui sont dans un état de conservation presque parfait. »
Après m’avoir indiqué un certain endroit couvert de ruines, seuls restes visibles pour les voyageurs d’aujourd’hui, Il remplaça le spectacle par celui de l’activité imprimée dans les éthers, telle qu’elle s’était déroulée dans toute la splendeur de son originalité, bien plus magnifique que la génération présente ne peut le concevoir. Les jardins et les vergers étaient entourés de grands piliers de marbre blanc et de granit rose. La localité toute entière se mit à vivre – réelle et vibrante, et aussi tangible qu’une cité physique d’aujourd’hui. Tout était si parfaitement naturel et normal que je lui demandai comment il parvenait à rendre cette expérience aussi vivante.
« L’homme et ses créations, répondit-Il, de même que celles de la Nature, ont une contrepartie éthérique – qui s’imprime pour toujours dans l’atmosphère locale. Cette empreinte de l’activité d’un être au cours de sa vie produit à chaque instant dans son aura un enregistrement semblable à celui qui existe dans l’aura de chaque localité. Un Maître Ascensionné peut, s’Il le désire, revivifier ou faire revivre ce film des activités antérieures d’une personne, n’importe où elle se trouve, car l’empreinte sur laquelle le Maître agglutine la structure atomique se trouve toujours dans l’aura de cette personne.
« Lorsqu’un Maître réanime l’enregistrement d’une localité, il le fait toujours à l’endroit correspondant, car un tel film, revêtu à nouveau de substance, reprend la même forme, la même structure que celle qu’il avait la première fois, dans sa substance physique.
« De cette façon, il est possible à un Maître Ascensionné de représenter la structure physique et l’entourage de moments entiers dans un but utile. Lorsqu’un Être a reconquis Sa Souveraineté Divine sur toutes choses, Il peut rhabiller de substance et réanimer n’importe quel enregistrement éthérique pour l’instruction et le bénéfice de ses élèves ou d’autres personnes. Lorsqu’il opère ainsi, le résultat est aussi réel que la réalité elle-même – et les objets précipités peuvent être photographiés, maniés ou rendus physiquement tangibles aux sens physiques de ceux qui sont présents.
« Remarquez, me rappela-t-il, que vous expérimentez ces activités alors que vous êtes dans vos corps subtils, et elles ne sont pas moins réelles pour autant parce que votre corps physique n’est qu’un vêtement que vous utilisez en tant que ‘être individuel auto conscient’. Tout se passe comme si vous portiez un épais manteau dans la froide atmosphère de l’hiver et seulement un costume léger par un jour d’été très chaud. Les expériences vécues avec le costume léger n’en seraient pas moins réelles que celles vécues avec le manteau épais. J’attire votre attention sur ce point pour que vous compreniez bien les activités de la Vie à leurs différents degrés. » »

Nous examinâmes les terrasses, l’architecture et les environs. Il dit: « Venez, entrons! », et tout en parlant, il s’avança et pénétra dans le temple par l’entrée principale. Nous devînmes alors des acteurs vivants tout en restant en même temps les spectateurs des évènements. Nous pénétrâmes dans la partie principale du temple et nous dirigeâmes vers le sanctuaire intérieur. Le Grand Prêtre vint directement à nous. Il sembla me reconnaître. « Ce Grand Prêtre des temps anciens, m’expliqua Saint-Germain, est maintenant votre fils. »
Un prêtre d’un rang moins élevé apparut et, immédiatement, je sentis que je le connaissais. « Vous étiez vous-même ce prêtre assistant », me fit remarquer Saint-Germain.
Nous entrâmes dans le sanctuaire intérieur et vîmes une Vestale qui gardait le Feu sacré. Cette femme, que je contemplais à cet instant précis, était Lotus, mon Rayon Jumeau Bien Aimé, dont j’avais fait la connaissance et que j’avais épousée quelques années auparavant, et qui est la mère de notre fils.
La scène changea et nous vîmes un prince en visite, qui venait d’une province éloignée; il avait conçu de s’emparer de la Vestale pour l’épouser. Tout semblait lui réussir, jusqu’à ce qu’une vision fut donnée au Grand Prêtre qui comprit ainsi ce qu’il avait projeté. Le Prêtre, troublé, prit conseil de Lui-même. Il veillait, observant les esclaves du prince qui approchaient du sanctuaire. Quand ils se furent assez approchés, il s’avança et ne prononça qu’un mot: « Arrêtez! »
Un des esclaves, plus hardi que les autres, continua d’avancer. Le Grand Prêtre le somma de reculer mais il avança encore. Il atteignit un certain Cercle, Sacré et produit par la Force qui émanait de l’autel. Le Prêtre n’hésita plus: il s’avança jusqu’au bord de cette Radiation protectrice, leva la main droite et visa l’esclave. Une Flamme pareille à un éclair jaillit et l’esclave s’affaissa sur le sol. Le prince, qui observait la scène, pris d’un accès de rage, se précipita en avant.
 » Arrêtez! « , commanda à nouveau le Prêtre; et sa voix résonna comme un coup de tonnerre. Le prince hésita un instant, stupéfait par la puissance qui émanait de la voix du Prêtre, qui lui parla ainsi: « Écoute-moi! Tu ne souilleras pas l’un des plus hauts Dons de Dieu au Temple de Vie. Va-t-en si tu ne veux pas subir le même sort que ton esclave, si grossier et si mal dirigé! »
Le Grand Prêtre était pleinement conscient du Pouvoir qu’il maniait, et tandis qu’Il observait le prince, Il était la personnification de la Maîtrise de Soi, de la Force Illimitée, tenue consciemment sous l’emprise de sa Volonté. Il était la Majesté même, couronnée par l’Éternelle Puissance. La volonté du prince était elle aussi puissante, mais il lui manquait le contrôle de soi. « Voyez-vous, me dit Saint-Germain, voici comment la qualité inhérente à chaque force réagit sur celui qui l’émet. Le prince et son esclave vinrent avec des sentiments de haine, d’égoïsme, de dépravation, et quand le Prêtre dirigea vers eux la Force dont Il était le Maître, Elle prit leurs caractéristiques aussitôt qu’Elle toucha leur aura. Le Prêtre ne fit que renvoyer sur eux leurs propres sentiments et leur égoïsme. Le Prêtre, quant à Lui, dans Son effort généreux pour protéger un autre être, fut Lui-même protégé. »
L’incident fut clos. Le spectacle de splendeur s’évanouit et, de nouveau, nous nous trouvâmes au milieu des ruines. Saint-Germain m’en dévoila davantage encore ce jour-là, mais qui n’a pas à être raconté ici.

« Il n’y a qu’un moyen, m’expliqua-t-Il ensuite, d’éviter la roue cosmique de cause et d’effet – la nécessité de reprendre un corps physique – c’est de comprendre la Loi de la Vie par un effort conscient. Nous devons sincèrement chercher le Dieu en nous, faire un effort conscient et permanent pour entrer en contact avec le Soi Profond, puis maintenir fermement ce contact quelles que soient les circonstances de la vie extérieure.
« Ce sera pour Moi une Joie et un Privilège de vous en révéler davantage, mais ce sera seulement dans un But d’Instruction, pour vous et les autres hommes.

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