le prêtre en égypte

Nous examinâmes les terrasses, l’architecture et les environs. Il dit: « Venez, entrons! », et tout en parlant, il s’avança et pénétra dans le temple par l’entrée principale. Nous devînmes alors des acteurs vivants tout en restant en même temps les spectateurs des évènements. Nous pénétrâmes dans la partie principale du temple et nous dirigeâmes vers le sanctuaire intérieur. Le Grand Prêtre vint directement à nous. Il sembla me reconnaître. « Ce Grand Prêtre des temps anciens, m’expliqua Saint-Germain, est maintenant votre fils. »
Un prêtre d’un rang moins élevé apparut et, immédiatement, je sentis que je le connaissais. « Vous étiez vous-même ce prêtre assistant », me fit remarquer Saint-Germain.
Nous entrâmes dans le sanctuaire intérieur et vîmes une Vestale qui gardait le Feu sacré. Cette femme, que je contemplais à cet instant précis, était Lotus, mon Rayon Jumeau Bien Aimé, dont j’avais fait la connaissance et que j’avais épousée quelques années auparavant, et qui est la mère de notre fils.
La scène changea et nous vîmes un prince en visite, qui venait d’une province éloignée; il avait conçu de s’emparer de la Vestale pour l’épouser. Tout semblait lui réussir, jusqu’à ce qu’une vision fut donnée au Grand Prêtre qui comprit ainsi ce qu’il avait projeté. Le Prêtre, troublé, prit conseil de Lui-même. Il veillait, observant les esclaves du prince qui approchaient du sanctuaire. Quand ils se furent assez approchés, il s’avança et ne prononça qu’un mot: « Arrêtez! »
Un des esclaves, plus hardi que les autres, continua d’avancer. Le Grand Prêtre le somma de reculer mais il avança encore. Il atteignit un certain Cercle, Sacré et produit par la Force qui émanait de l’autel. Le Prêtre n’hésita plus: il s’avança jusqu’au bord de cette Radiation protectrice, leva la main droite et visa l’esclave. Une Flamme pareille à un éclair jaillit et l’esclave s’affaissa sur le sol. Le prince, qui observait la scène, pris d’un accès de rage, se précipita en avant.
 » Arrêtez! « , commanda à nouveau le Prêtre; et sa voix résonna comme un coup de tonnerre. Le prince hésita un instant, stupéfait par la puissance qui émanait de la voix du Prêtre, qui lui parla ainsi: « Écoute-moi! Tu ne souilleras pas l’un des plus hauts Dons de Dieu au Temple de Vie. Va-t-en si tu ne veux pas subir le même sort que ton esclave, si grossier et si mal dirigé! »
Le Grand Prêtre était pleinement conscient du Pouvoir qu’il maniait, et tandis qu’Il observait le prince, Il était la personnification de la Maîtrise de Soi, de la Force Illimitée, tenue consciemment sous l’emprise de sa Volonté. Il était la Majesté même, couronnée par l’Éternelle Puissance. La volonté du prince était elle aussi puissante, mais il lui manquait le contrôle de soi. « Voyez-vous, me dit Saint-Germain, voici comment la qualité inhérente à chaque force réagit sur celui qui l’émet. Le prince et son esclave vinrent avec des sentiments de haine, d’égoïsme, de dépravation, et quand le Prêtre dirigea vers eux la Force dont Il était le Maître, Elle prit leurs caractéristiques aussitôt qu’Elle toucha leur aura. Le Prêtre ne fit que renvoyer sur eux leurs propres sentiments et leur égoïsme. Le Prêtre, quant à Lui, dans Son effort généreux pour protéger un autre être, fut Lui-même protégé. »
L’incident fut clos. Le spectacle de splendeur s’évanouit et, de nouveau, nous nous trouvâmes au milieu des ruines. Saint-Germain m’en dévoila davantage encore ce jour-là, mais qui n’a pas à être raconté ici.

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