introduction

Chapitre 1: LA RENCONTRE AVEC LE MAITRE 
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Le Mont Shasta se détachait hardiment sur le ciel du couchant, les conifères et les sapins encerclant sa base, si bien qu’il ressemblait à un diamant, aux feux bleu blancs éclatants, serti dans un filigrane de verdure. Les cimes enneigées brillaient et changeaient de couleur d’un moment à l’autre, tandis que les ombres s’allongeaient à mesure que le soleil descendait à l’horizon.
La rumeur courait qu’il existait un groupe d’Êtres – en fait, des hommes divins – nommé Fraternité du Mont Shasta, branche de la Grande Fraternité Blanche, et l’on disait que l’existence de ce Centre n’avait jamais été interrompue depuis les temps les plus anciens jusqu’à nos jours. Le gouvernement m’avait chargé d’une mission dans une petite ville située au pied du Mont et, alors que j’étais retenu dans cet endroit pour mon travail, j’employais mes loisirs à percer cette rumeur sur la Fraternité en question.
Je savais, par mes voyages en Extrême-Orient, que la plupart des bruits, mythes et légendes, ont, à leur origine, une vérité sous-jacente et profonde qui, en général, demeure incomprise sauf des vrais Étudiants de la Vie. Je tombai amoureux du Shasta et, chaque matin, presque involontairement, je saluais l’Esprit de la Montagne et les Membres de l’Ordre. Je ressentais quelque chose de très particulier dans cette région et, à la lumière des expériences qui devaient suivre, je ne m’étonne plus que certaines m’aient touché d’un sentiment prémonitoire.

J’avais pris l’habitude de faire de grandes randonnées le long des sentiers chaque fois que je désirais approfondir un problème ou prendre une décision importante. Ici, sur ce Géant de la Nature, je trouvais détente, inspiration, et une paix qui harmonisait mon âme tout en fortifiant mon mental et mon corps.
Un jour, alors que j’étais en excursion (pour mon plaisir, avais-je pensé) et que je projetais de m’enfoncer dans le cœur de la montagne, je vécus l’expérience que je relate ici et qui bouleversa ma vie si complètement que j’aurais pu me croire sur une autre planète, n’eut été le retour à la vie quotidienne que je menais depuis des mois.
Le matin de ce jour-là, je partis à l’aube, décidant de suivre ma fantaisie, et je demandai vaguement à Dieu de diriger mes pas. Je me retrouvai ainsi, vers midi, en un point élevé sur le flanc de la montagne, d’où la vue vers le sud découvrait un paysage d’une beauté de rêve. Comme le jour avançait, la chaleur augmentait et je m’arrêtais fréquemment pour me reposer et jouir de cette vue remarquable sur la rivière et la vallée, dans ces environs de la localité de Mac Cloud.

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