le sentiment et le climat

« C’est à travers ses propres sentiments et pensées que ces activités discordantes atteignent l’individu. Le sentiment apparaît souvent avec la rapidité de l’éclair, avant que nous prenions conscience de la pensée formulée dans la conscience extérieure et qui aurait dû servir pour le contrôler. Cette sorte d’expérience devrait nous faire comprendre combien est grande l’énergie accumulée dans les nombreuses créations que l’habitude a formées dans les sentiments.
« L’activité de la nature émotionnelle est le point le plus vulnérable de la conscience humaine. Cette énergie accumulée sert à projeter des idées dans la substance atomique et, ainsi, les idées deviennent des choses. Je vous le dis, on ne saurait trop surveiller ses sentiments, et le contrôle des émotions est ce qu’il y a de plus important dans la Vie.

« Un jour, la race humaine finira par comprendre que la force sinistre, la force destructive qui se manifeste sur la Terre et dans son atmosphère (elle est engendrée, notez-le bien, par les sentiments et les pensées des hommes) n’est entrée dans les affaires des individus et des nations que par suite du *manque de contrôle des émotions* au cours des expériences journalières de chacun. Même les pensées destructives ne peuvent se manifester sous forme d’actions, d’évènements ou de choses physiques qu’en passant par les sentiments, car c’est dans cette phase de la manifestation que les atomes physiques revêtent les formes pensées.
« C’est ce que l’humanité opère constamment sur la structure atomique des corps humains: donner libre cours aux pensées et aux sentiments discordants, c’est à dire suivre la voie de moindre résistance en s’adonnant à l’activité habituelle d’un individu non développé, indiscipliné, entêté, qui se refuse à comprendre la Loi de son propre Être et à soumettre le moi extérieur, qui n’est que son instrument d’expression, à l’obéissance à cette Loi.
« Celui qui ne peut ou ne veut pas contrôler ses pensées et ses sentiments est en mauvaise posture, car il ouvre toutes grandes les portes de sa conscience à l’activité désintégrante émise par les pensées et les émotions d’autrui. Il n’est besoin ni de force, ni de sagesse, ni de discipline pour s’abandonner à des impulsions méchantes, destructives, et les adultes qui s’y livrent n’ont pas plus de contrôle de soi que des enfants.
« C’est une calamité dans la Vie de l’humanité actuelle que le contrôle des émotions soit si peu pratiqué du berceau à la tombe. Centrer son attention sur ce point particulier est ce qu’il y a de plus urgent dans le monde occidental aujourd’hui. Il est d’autant plus facile actuellement de s’abandonner à des pensées, des sentiments ou des actions discordantes que la masse de l’humanité est submergée, pour ainsi dire, par un environnement et des associations qui sont son œuvre.
« Par le contrôle de sa conscience extérieure, l’individu doit faire l’effort, librement consenti, de s’élever au dessus de cette situation. Il transcendera ainsi ses propres limitations de façon permanente. Personne ne peut espérer libérer sa vie du malheur, de la discorde, de la destruction, à moins qu’il ne mette en laisse ses pensées et ses sentiments. De cette façon, il empêche la vie qui anime son mental et son corps d’être troublée par tous les petits incidents du monde environnant.
 » Au début, une telle discipline réclame un effort déterminé et soutenu, car les pensées et les sentiments de 95% de l’humanité sont aussi peu contrôlés que les vagabondages d’un jeune chien. Pourtant, quelque soit le temps nécessaire pour amener ces deux fonctions sous notre contrôle, le temps et l’énergie que l’on y consacre valent bien la peine d’être dépensés car, sans cet effort, nous ne pourrons obtenir un contrôle permanent de notre vie et de notre entourage.

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