la capitale

« Voici les restes d’une ancienne cité, la capitale de l’empire, le point le plus important de la civilisation de cette époque ». Il leva la main et la ville devint aussi visible qu’une cité physique actuelle.
« Remarquez comment elle est construite, me dit-Il. Une série de cercles concentriques; des rues commerciales partant du centre, comme les rayons du moyeu d’une roue. Les cercles extérieurs étaient des promenades distantes de trois miles (4,8km). Il y en avait sept, ce qui, ajouté au centre de la ville, lui donnait un diamètre de quarante six miles (73km) environ. Ainsi, la vie commerciale n’interrompait pas la beauté et l’harmonie des allées de plaisance.
« Le cercle le plus intérieur avait quatre miles de diamètre (6,4km), et il entourait les bâtiments administratifs de tout l’empire. Les rues étaient magnifiquement pavées et construites à soixante centimètres sous le niveau des bâtiments et des jardins environnants. Chaque matin, les rues étaient nettoyées à fond, lavées à flots avant le commencement des activités de la journée.
« Observez la magnificence étonnante des promenades, et la beauté des plantations fleuries qui les bordaient. Une des caractéristiques particulières de l’architecture était que le dernier étage de presque tous les immeubles, spécialement des résidences, formaient des dômes qui pouvaient être ouverts à volonté, ou fermés. Ils étaient formés de quatre sections transformables, et pouvaient servir de chambres privées ou d’appartements de réception. La chaleur n’était jamais excessive et, le soir, la fraîcheur des montagnes descendait avec la ponctualité d’un chronomètre. »
Nous entrâmes dans le Capitole, une immense construction d’une grande beauté. L’intérieur était recouvert d’un marbre ivoire, veiné de vert, et le dallage était fait de pierres vert mousse dont la texture ressemblait à du jade. Elles avaient été si bien ajustées qu’elles donnaient l’impression d’être d’une seule coulée. Dans la rotonde, il y avait de grandes tables de la même matière, mais de couleur plus claire. Elles avaient de lourds pieds de bronze, placés à environ quatre vingt dix centimètres de chaque extrémité.
De nouveau, Saint-Germain leva la main et des êtres vivants peuplèrent les jardins et les immeubles environnants. J’en eus le souffle coupé car je voyais devant moi toute une population aux cheveux dorés et au teint blanc et rose. Les hommes pouvaient avoir entre un mètre quatre vingt cinq et quatre vingt dix, et les femmes un mètre soixante quinze environ. Leurs yeux étaient d’un bleu violet magnifique, très clairs et très brillants et exprimaient une grande intelligence paisible. En passant par une porte, à droite, nous pénétrâmes dans la salle du trône de l’empereur. C’était, de toute évidence, le jour des audiences, car nous le vîmes accueillir des hôtes indigènes et étrangers.

« Voici l’empereur Casimir Poséidon, me dit Saint-Germain. C’était vraiment un dieu incarné. Regardez la noblesse pleine de bonté de son visage, contrastant avec le pouvoir prodigieux qui se dégage de sa personne. Il était et est un Maître Ascensionné béni et aimé de tous. Pendant de nombreux siècles, sous formes de mythes et de fables, sa mémoire resta vivante, et la perfection de son royaume resta décrite dans les poèmes épiques, mais le temps efface même la mémoire de tels accomplissements, et ils finissent par être oubliés par les générations suivantes. »
Casimir Poséidon était en effet un monarque magnifique. Bien bâti, un mètre quatre vingt dix et droit comme une flèche. Debout, il dominait son entourage et l’atmosphère même paraissait chargé de sa puissance. Son abondante chevelure lui descendait jusqu’aux épaules. Sa robe royale, faite d’une matière qui ressemblait à un velours de soie violette, était brodée d’or et, en dessous, il portait un collant d’or souple. Sa couronne était une simple bande d’or, avec un énorme diamant au milieu du front.
« Ce peuple, me dit Saint-Germain, était en communication directe avec toutes les parties du monde, grâce à la navigation aérienne qui avait été mise à sa disposition. Tout l’éclairage, le chauffage et la force motrice étaient extraits de l’atmosphère. L’Atlantide, à la même époque, avait atteint un haut degré de civilisation, parce qu’elle avait été gouvernée par plusieurs Maîtres Ascensionnés qui lui avaient montré le chemin vers la Perfection. Périodiquement, Ils avaient pris en main le gouvernement dans le but d’élever le peuple spirituellement.
« Il en a été ainsi au cours des âges. Toutes les grandes civilisations ont été bâties sur des principes spirituels et, tant que l’obéissance aux Lois de la Vie a été respectée, le développement est allé croissant. Dès que le gouvernement et le peuple commencent à se relâcher, permettant à l’injustice ou au mauvais usage de la Vie de devenir des habitudes chez les fonctionnaires ou le peuple, la désintégration s’ensuit et continue jusqu’à ce qu’ils reviennent à l’observance de la Loi Fondamentale d’Équilibre et de Pureté, ou qu’ils soient balayés par leur propre discorde afin de permettre le rétablissement de l’équilibre et un nouveau départ.
« Casimir Poséidon était un descendant direct des Maîtres Ascensionnés qui ont gouverné l’Atlantide. En fait, la civilisation qu’il présidait était une branche de la culture atlante. Sa capitale était célèbre dans le monde entier pour sa magnificence et sa beauté.
« Pendant que les districts ruraux vous sont montrés, notez la méthode employée pour le transport des objets, car la force motrice employée par ces gens était générée par un instrument ressemblant à un coffre de soixante centimètres carrés de base sur quatre vingt dix centimètres de long, et connecté au mécanisme du moyen de locomotion. L’eau des rivières était captée et transformée en force motrice. Aucune organisation policière ou militaire n’était nécessaire grâce à la méthode employée pour rappeler la Loi au peuple, et lui donner, par Radiation, la merveilleuse force spirituelle qui lui permettait de s’y conformer.
« A l’Est du parc, il y avait un très beau monument. » Nous nous en approchâmes. Au-dessus de l’entrée, on pouvait lire ces mots: « Le Temple Vivant de Dieu pour l’Homme ». Nous entrâmes. Il était à l’intérieur beaucoup plus vaste qu’on ne pouvait le penser de l’extérieur: dix mille personnes devaient pouvoir s’y rencontrer.
Au centre de cet immense temple, il y avait un piédestal, d’environ soixante centimètres carrés à la base sur six mètres de haut, fait d’une substance laiteuse émettant une lumière blanche légèrement rosée. Sur ce piédestal reposait un bloc de cristal de soixante centimètres de diamètre, fait d’une substance émettant une douce lumière blanche. Elle était très douce et pourtant si intensément lumineuse que tout le temple était brillamment éclairé.
« Cette sphère, me fit remarquer Saint-Germain, était faite d’une matière précipitée, et contenait un foyer intense de lumière. Elle fut condensée et placée dans ce temple, à cette époque, par un Grand Maître Cosmique, pour diffuser et maintenir la Vie dans le peuple. Elle émettait non seulement la lumière mais aussi l’énergie et la force qui stabilisaient les activités de l’empire.
« Cette sphère de lumière fut établie par ce Grand Être et le temple fut érigé ensuite autour d’Elle! Elle était en réalité un foyer précipité et une concentration d’énergie émanant de la Présence Suprême. Le Grand Maître Cosmique qui l’avait établie apparaissait une fois par mois à côté de la Lumière et proclamait ‘la Loi de Dieu’, la Loi du gouvernement et la Loi de l’homme. Ainsi, il énonçait la Voie Divine de la Vie, et Il fut le Centre de l’Activité Christique pour le peuple de cet Age. »

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