la passation du pouvoir, le banquet

« Lotus servit comme prêtresse dans le Temple de Mitla pendant plus de quarante ans, avec vous et votre fils. Grâce à vos efforts combinés, les différentes cités de la colonie atteignirent un haut degré de perfection. Vous y avez établi des industries, perfectionné l’agriculture, faisant régner la prospérité dans le pays.
« Il fut révélé au chef inca que le moment où il devait terminer son pèlerinage terrestre et son service dans cette civilisation approchait. Il vous manda alors tous les trois auprès de lui. D’autres furent désignés pour vous remplacer et, le bénissant avec amour, vous fîtes vos adieux à votre peuple.
« Le roi fut très surpris de voir qu’aucun de vous n’avait vieilli au cours de votre absence. Votre apparence de jeunesse était le résultat de l’entraînement reçu pendant votre enfance, et la preuve encore plus évidente que ses enfants lui avaient été envoyés d’En Haut en réponse à sa prière. Une profonde gratitude envers le Dieu Tout Puissant et Unique, pour Ses Bienfaits, ainsi que envers ses enfants et son peuple, remplirent son cœur. » »

A ce point de son discours, Saint-Germain révéla nos incorporations Incas: des images vivantes apparurent dans l’atmosphère, toutes dans leurs couleurs et leurs activités originales. Cela dura environ trois heures. Ces anciennes expériences du Pérou et de Mitla étaient, devant moi, une réalité vivante.
Le chef inca réunit les quatorze envoyés de la Cité d’Or, en vue de l’évènement le plus important de son règne. La direction des affaires de l’Empire devait être transférée à son fils aîné qu’il avait désigné comme son successeur, au cours d’un banquet.
Le palais avait été considéré pendant des siècles comme la construction la plus magnifique de cette période, car le roi avait eu à sa disposition pendant son règne des ressources immenses. Il vivait en contact étroit avec le Soi Divin, et des richesses fabuleuses étaient à sa disposition. L’intérieur du palais était entièrement orné d’or, les chambres privées de la famille royale étaient décorées d’or pur rehaussé de joyaux, et le symbole du soleil était utilisé à profusion, comme un rappel constant au Dieu Intérieur.
Dans la salle du banquet, il y avait cinq tables de jade sculpté, aux pieds d’onyx blanc. Vingt personnes pouvaient prendre place autour de chaque table, à l’exception de la table royale où, seuls, les quatorze envoyés de la Cité d’Or, le Roi et le Maître Saint-Germain, connu alors sous le nom de Soleil Uriel, pouvaient prendre place. Les chaises de la table royale étaient en or, surmontées d’une légère panoplie de plumes d’autruche aux couleurs étincelantes. Sur le siège de l’inca, les plumes étaient de couleur violette, celles de Saint-Germain étaient d’un ton or intense, celles du fils aîné étaient violettes, celle de la fille roses, celle du fils cadet représentant l’autorité du prêtre étaient blanches. Les plumes des quatorze de la Cité d’Or avaient des couleurs différentes, toutes magnifiquement belles. La couleur, dans chaque cas, indiquait le service que l’occupant rendait à l’Empire dans sa fonction spéciale.
Des nappes d’un tissu très doux, richement brodées de fils étincelants, recouvraient les tables. Tout le palais était illuminé par des globes auto lumineux dont Saint-Germain avait fait don au chef, au début de son préceptorat.
Le chef portait une robe royale, faite dans une matière métallique dorée, avec une plaque de poitrine merveilleusement ornée de joyaux représentant le soleil. Par dessus, il avait revêtu le manteau de sa fonction, fait dans un riche tissu pourpre et bordé de somptueuses plumes d’autruche en bas et autour du col. La couronne était une bande de diamants garnie de trois plumes violettes à l’arrière. La Vie Intérieure du Chef, le Soi Divin et Ses Activités, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, se manifestant à travers l’homme sous forme d’Amour, de Sagesse et de Pouvoir, étaient symbolisés par ces trois plumes. Les deux fils étaient vêtus de vêtements semblables à ceux de leur père, à l’exception du manteau royal, mais chacun portait une plaque de poitrine ornée de joyaux. La couronne de l’aîné était décorée d’émeraudes et les plumes étaient d’un violet plus clair que celles du père; la coiffure de l’autre fils était garnie de perles, et les plumes étaient blanches, symbole encore de la fonction du prêtre.
La princesse portait une robe d’or, tissée d’un fil aussi fin qu’un fil d’araignée, et sur voilée d’une étoffe opalescente, éblouissante et changeant de couleur à chaque mouvement du corps. Elle avait une ceinture de diamants et d’émeraudes avec un panneau descendant jusqu’à terre. Elle était coiffée d’un bonnet serré et ajusté, et autour de son cou pendait une chaîne à laquelle était suspendu un symbole du soleil, fait de diamants, de rubis et d’émeraudes. Ses sandales étaient en or, couvertes elles aussi de joyaux.
Au moment même où le Roi quittait ses appartements privés pour se rendre dans la salle du banquet, une Lumière éclatante remplit la pièce et Saint-Germain se tint, devant nous, comme un Dieu. La Lumière autour de lui était presque aveuglante, et il nous fallut quelques secondes pour nous y accoutumer. Sa belle chevelure d’or tombait sur ses épaules et était retenue par une bande de diamants bleus autour de son front. Sa propre radiation se manifesta dans la couleur de ses cheveux jusqu’à ce qu’elle apparut comme un soleil. Le violet étincelant de ses yeux contrastait fortement avec sa peau qui avait la douce couleur rosée de la jeunesse et de la parfaite santé. Ses traits étaient très réguliers comme ceux des anciens grecs.
Il portait une robe faite dans une matière blanche étincelante, complètement différente de tout ce qu’on peut rencontrer dans notre monde moderne. Elle était légèrement serrée à la taille par une ceinture de diamants jaunes et de saphirs, avec un panneau descendant jusqu’aux genoux. A l’annulaire de sa main gauche, on voyait un anneau orné d’un magnifique diamant jaune, et au médium de sa main droite, un saphir presque aussi brillant. Les deux pierres brillaient énormément à cause de sa radiation très intense car il arrivait tout juste de la Cité d’Or.
Le Roi fut surpris à cette apparition mais il débordait de joie. Il fit le signe reliant le cœur, la tête et la main, s’inclina profondément devant le Maître et lui offrit son bras. Ils avancèrent ainsi jusqu’à la salle du banquet.
Là, les tables avaient été dressées avec un service fait entièrement d’or, de cristal et de jade. Les enfants du Roi entrèrent peu après et, lorsqu’ils virent le Maître Bien Aimé, eux aussi furent transportés de joie. Ils n’oubliaient pas, pourtant, le caractère solennel de l’occasion et, faisant le signe divin qu’il leur avait enseigné, ils s’inclinèrent profondément devant leur père et leur hôte de marque.

Le signal fut donné de s’asseoir. Le Roi prit place à la tête de la table, le Maître Saint-Germain à sa droite et, à côté de ce dernier, la jeune fille. Le fils aîné fut placé à la gauche du Roi , puis le cadet et les quatorze de la Cité d’Or.
A la fin du banquet, le Roi se leva et tous devinrent très attentifs. Il resta silencieux un moment, puis, étendant la main vers Saint-Germain, il le présenta à l’Assemblée. Le Maître s’inclina avec grâce. Le Roi dit que la Loi Spirituelle la plus haute lui avait été enseignée ainsi qu’à ses enfants, et il fit connaître à ses hôtes les grandes bénédictions qui avaient été accordées à cette terre et à ce peuple. Elles étaient la preuve du grand Amour que leur avait prodigué le Maître. Il déclara ensuite que ce grand banquet avait été donné afin de désigner son successeur au trône.
Il fit signe à son fils aîné de se lever et le leur présenta comme leur futur chef. Il retira son manteau royal et le posa sur les épaules de son fils. Saint-Germain, levant la main au-dessus de lui pour le bénir, dit: « Je vous bénis, mon Fils, au Nom et par la puissance du Grand Dieu Unique en l’Homme et dans l’Univers, dont la Sagesse Suprême vous dirigera, dont la Lumière vous illuminera et dont l’Amour vous enveloppera et vous bénira, vous, cette terre et ce peuple. » Puis, le Maître Bien Aimé toucha le front du fils avec le pouce de la main droite et leva la main gauche, et un éclat de lumière aveuglant les entoura.

Le Roi désigna ensuite ceux qui devaient prendre la place de sa fille et de ses deux fils dans le Temple de Mitla. Saint-Germain, le Roi, ses enfants et les envoyés de la Cité d’Or se dirigèrent ensuite vers la salle du trône, où le Maître leur adressa de nouveau la parole et dit: « Bien Aimés de la Lumière! Votre Frère, le Roi, jouira bientôt d’un repos bien mérité et recevra une instruction supérieure. Je resterai avec vous. Votre civilisation connaîtra son apogée sous le règne de ce frère bien-aimé, et vous aurez besoin de bien des richesses supplémentaires pour tout ce qui doit être accompli. Au cœur des montagnes voisines se trouve un trésor immense de pierres précieuses et d’or. Le plus jeune des fils de votre chef n’a pas encore ravivé la faculté dont il se servait antérieurement. Je vais la réveiller pour qu’elle fonctionne à nouveau, parce que ses futures activités vont en avoir besoin. »
Il s’avança vers le cadet et toucha, là encore, le front avec le pouce de sa main droite: un tremblement apparut dans tout le corps et la vue intérieure en fut ouverte. Il vit, dans les passes montagneuses, un certain emplacement contenant de telles richesses qu’il comprit qu’aucune autre réserve ne serait nécessaire pour produire tout ce dont ils auraient besoin dans leurs activités extérieures. L’enfant rendit grâce à son Maître Bien Aimé, et promit d’exécuter le plan prévu par son assistance.
Trois des mines qu’il ouvrit et qu’il exploita furent fermées et scellées lorsque le règne des quatorze de la Cité d’Or prit fin. Elles sont restées fermées jusqu’à présent. De temps en temps, les archéologues retrouvent des vestiges qui rendent compte de la haute perfection qui fut atteinte par cette civilisation. Les fragments qu’ils ont découverts à ce jour appartiennent pourtant à la période du déclin de la civilisation inca. Un jour viendra où ce qui correspond à son point culminant sera révélé et apportera révélation, bénédiction, illumination et service à la postérité.
Les jours suivants, des messages furent envoyés vers les principaux points de l’Empire pour annoncer l’accès du fils du roi au trône. Sa réputation l’avait précédé depuis la Cité de Mitla; la renommée de sa sagesse, de sa noblesse de caractère, de sa justice s’était répandue à travers tout le royaume pendant les années où il avait vécu dans cette ville.

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