le nouveau roi

Le jour du couronnement arriva, où le fils aîné devait assumer légalement et publiquement les responsabilités et les charges du royaume. La famille royale demanda à l’Ami et Maître Bien Aimé de couronner le nouveau chef et c’est avec grâce qu’il y consentit. Les préparatifs de cet évènement important, quoique très élaborés, furent vite terminés. Au moment où la couronne allait être posée sur la tête du nouveau chef, tous remarquèrent que Saint-Germain ne faisait aucun geste pour la prendre. Soudain, dans un éclair aveuglant, un Être Merveilleux se manifesta. Il paraissait être une jeune fille de dix huit ans à peine, mais de son regard et de sa présence émanait un rayonnement éblouissant, rempli d’amour, de sagesse et de puissance qui faisait d’Elle une déesse.
La Lumière qui vibrait autour d’elle était blanche et cristalline, elle étincelait sans cesse de mille feux. Tendant les mains vers le porteur de la couronne, elle la prit et, avec une grâce infinie, la posa sur la tête du nouveau roi. D’une voix mélodieuse, Elle dit: « Bien Aimé de la Cité d’Or, Je vous couronne avec la Sagesse, l’Amour et la Lumière dont cette couronne est le symbole. Puissent votre justice, votre sens de l’honneur, et votre noblesse de cœur subsister à jamais. Par Ordre Divin, Je régnerai avec vous, invisible pour tous sauf pour ceux de la Cité d’Or qui sont ici. »
Le nouveau chef s’agenouilla en recevant la couronne et l’Être Merveilleux se pencha et le baisa au front. Elle se tourna ensuite vers l’assemblée, éleva les mains et la bénit. Immédiatement, une lumière rose très douce emplit la salle, les enveloppant tous d’amour. Elle bénit l’ancien roi et, se tournant vers sa fille, Elle l’embrassa affectueusement. Au plus jeune des fils, Elle tendit la main et lui, s’agenouillant, la baisa avec une grande déférence.
Le nouveau roi monta sur le trône. Il s’inclina devant ses hôtes puis, offrant son bras à l’Être ravissant, il ouvrit le chemin vers la salle du banquet où eut lieu le festin du couronnement. Il donna le signal de s’asseoir et prit la parole en ces mots: « Mon peuple bien aimé! Je sais qu’il n’y a qu’une seule Divine Présence, Dieu-l’Humanité-et-l’Univers qui gouverne tout. C’est mon désir plus fort que jamais de vivre de telle sorte que mon esprit et mon corps soient de purs canaux et de pures expressions au service de l’Unique Grande Présence Intérieure. Puissiez-vous, mes amis, mon peuple, notre Terre et son activité, être bénis par le Grand Amour de Dieu, Sa Paix, Sa Santé, Son Bonheur. Puisse cet Empire, qui est le domaine de Dieu, et dont nous sommes seulement les gardiens, continuer d’exister dans une abondante prospérité. L’Amour de Dieu en moi vous baignera toujours et je demande la Lumière Éternelle de Dieu pour vous élever vers l’Éternelle Perfection. »
Le banquet avançait et le vieux roi devenait de plus en plus pâle. Le nouveau roi fit un signe à son jeune frère, qui se chargea de leur père et l’aida à se rendre aux appartements de la famille royale. Le roi s’étendit et resta immobile pendant quatre heures. Ses enfants, Saint-Germain et l’Être ravissant restèrent à ses côtés. Quand le terme de son voyage sur Terre arriva, l’Être ravissant s’avança vers la tête de la couche royale et prononça ces mots: « Frère inca, tu as pensé laisser cette forme à l’action des Quatre Éléments, mais Je te le dis, elle opérera son Ascension, elle sera illuminée et sera transmutée dans l’Éternel Temple de Dieu qui exprime toute Perfection. Ton Grand Service t’a libéré de la roue des renaissances et de la soi-disant mort. Sois reçu maintenant au sein de l’Armée de Lumière avec laquelle tu seras maintenant toujours UN. »
Lentement, le corps s’éleva vers l’Éternelle Perfection puis disparut complètement. Saint-Germain se tourna vers ceux qui se trouvaient là. « Mon Service est terminé », dit-Il, et, s’avançant, Il plaça un anneau très particulier au troisième doigt de la main droite du roi. Son joyau était un globe miniature auto lumineux, fait dans une substance précipitée qui ressemblait à de la perle, et à l’intérieur duquel on voyait brûler une flamme bleue. C’était un Joyau de Lumière, semblable au globe qui servait à éclairer le palais et que Saint-Germain avait donné à son père. « Acceptez ceci, dit-Il, du Maître de la Cité d’Or. Il demande que vous le portiez toujours sur vous ». Puis il dit adieu, s’inclina gracieusement et disparut de leur vue.
Les trois enfants de l’inca avaient des corps physiques qui avaient été rendus parfaits par l’instruction de Saint-Germain qu’ils avaient reçue dans l’enfance. Il venait alors quotidiennement de la Cité d’Or pour les préparer au service du peuple. Tous trois avaient une magnifique chevelure blonde et des yeux bleu violet. Les deux fils mesuraient deux mètres de haut et la fille environ un mètre soixante dix. Leur port dénotait une grande dignité naturelle et laissait deviner la maîtrise intérieure qu’ils avaient gagnée grâce à cette instruction. Lorsque l’aîné monta sur le trône, il avait soixante huit ans, mais il n’en paraissait pas plus de vingt cinq. Même au moment où ils quittèrent la terre, aucun ne paraissait plus que cet âge. Le nouveau roi régna quarante sept ans, vivant ainsi jusqu’à l’âge de cent quinze ans. La fille vécut jusqu’à l’âge de cent treize ans et le cadet jusqu’à celui de cent onze ans.
Le peuple inca de cette époque avait les cheveux et les yeux foncés et la couleur de peau des indiens américains. Ceux qui s’incarnèrent dans la masse du peuple ne furent pas des âmes d’un savoir avancé, comme ce fut le cas dans les civilisations antérieures de l’Égypte, de l’Atlantide et du Sahara. Pour cette raison, les Maîtres Ascensionnés qui donnent leur assistance pour répandre la Lumière dans l’humanité placèrent le chef inca, ses enfants et les envoyés de la Cité d’Or aux postes de gouvernement de ce peuple, pour établir le plan selon lequel les futures activités devraient se dérouler. Ils conçurent une forme de gouvernement et un plan de développement qui, s’ils avaient été suivis, auraient permis à cette civilisation d’atteindre une grande Perfection dans l’accomplissement dans le monde extérieur et, en même temps, de recevoir une très forte illumination intérieure.

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