visite de la mine d’or

Après notre sortie de la mine, Saint-Germain ferma la porte et la scella de nouveau. Personne, pas même un Maître Ascensionné, n’aurait pu la distinguer de la roche environnante. Puis nous nous élevâmes au dessus du sol et parcourûmes rapidement les soixante kilomètres qui nous séparaient de la mine d’or. Cette fois, nous atterrîmes précisément au sommet de la montagne, près d’une roche en forme de cône, et qui paraissait parfaitement compacte. Elle avait un diamètre d’à peu près quatre mètres et demi à la base et peut-être trois mètres de haut.
« Observez! », me dit-Il en appliquant la main. Lentement, une section de forme triangulaire tourna et découvrit un escalier qui s’enfonçait dans le sol. Nous le suivîmes et arrivâmes bientôt à une cavité où s’ouvrait une porte semblable à celle de la mine de diamants. « Vous remarquerez l’absence de filons, me dit-Il. Tout est fait à l’intérieur de la mine, aucune manipulation en surface. »
Nous nous arrêtâmes à une profondeur de quatre cents pieds (120m) où se présentait une autre cavité. Là, se trouvait un équipement complet pour le traitement du minerai. Il m’expliqua le procédé qui était d’une incroyable simplicité. Nous continuâmes de descendre jusqu’au niveau de huit cents pieds (240m). Là se trouvait le même dispositif que dans la mine de diamants: des tunnels rayonnant à partir d’un point central, comme les essieux d’une roue. Trois chambres triangulaires étaient construites entre les tunnels. Elles contenaient le reste de l’extrait minier disponible au moment de la fermeture de la mine. Des récipients de métal s’y trouvaient encore. Je n’ai la permission de décrire le contenu que de trois d’entre eux. Le premier contenait des pépites provenant d’un ancien lit de rivière inclus dans le gisement qui se trouvait à huit cents pieds (240m), les graviers agglutinés y retenant l’or sur une profondeur de douze cents pieds (360m), ce qui représentait une valeur immense. Le deuxième récipient était rempli de fils d’or provenant d’une veine de quartz blanc qui se trouvait à quatre cents pieds de profondeur (120m) et le troisième contenait des disques d’or solides pesant huit livres chacun.
« L’endroit où était rassemblé l’or, me confia Saint-Germain, était connu sous le nom de ‘chambre des lingots’. Les archives mentionnant cette mine existent en deux exemplaires, les originaux se trouvant au Royal Titon et les doubles ici. »

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