visite de la mine de diamants

Nous quittâmes le Royal Titon. J’étais parfaitement conscient de traverser l’espace et de me déplacer rapidement. Nous atterrîmes dans le Yellowstone, devant une roche formant muraille. « Voyez-vous l’entrée? demanda Saint-Germain en se tournant vers moi.
– Non, répondis-je, mais je sens qu’elle doit se trouver ici », et j’indiquai un certain endroit sur le mur de granit. Il sourit et s’avança vers l’endroit indiqué, y posa la main, et ce geste découvrit une porte de métal.
« Voyez-vous, me dit-Il, nous avons nos méthodes pour sceller toute entrée que nous désirons protéger. Nous pouvons la rendre invisible et plus personne ne peut entrer sans notre consentement. La substance qui nous sert à sceller certains endroits ou certains objets est tirée de l’Universel. Elle est plus dure que le roc, quoique, en apparence, elle lui soit tout à fait semblable.
« De cette manière, nous protégeons l’entrée de certains Centres, de monuments, de cités enfouies, de mines et de chambres secrètes appartenant aux Maîtres Ascensionnés. Beaucoup de ces lieux ont été préservés pendant plus de soixante dix mille ans. Lorsque nous n’avons plus besoin de ces lieux ou de ces objets, nous les rendons à l’Universel. Vous comprenez de plus en plus que toute force devient le serviteur docile de celui qui se maîtrise lui-même. Toutes les forces de l’Univers attendent nos ordres, qui doivent être donnés en accord avec la Sagesse et l’Amour. » »

Sur la porte qui était devant nous, on voyait une main droite en relief, à peu près à la hauteur de mon épaule. Elle était faite dans le même métal que la porte et ressemblait étonnamment à ma main droite actuelle.
« Placez votre main sur cette main de métal », me dit Saint-Germain, et pressez énergiquement. » J’obéis. La main s’emboîtait parfaitement dans la mienne et je pressai de toutes mes forces: lentement, la grande porte s’ouvrit. Il continua: « Vous avez gardé cette forme et cette taille de main au cours de plusieurs incorporations. Elle fut mise sur la porte par le gouvernement en votre honneur. Cette main de métal est le modèle de votre main d’il y a quatorze mille ans. »

Après l’entrée, nous nous engageâmes dans un long tunnel de section circulaire et nous émergeâmes finalement dans une grande cavité. Là, je vis des machines et des instruments de différents types, tous faits d’un métal blanc impérissable, dans un parfait état de conservation, comme s’ils avaient été fabriqués hier. Au centre de la cavité se trouvait un puits de mine. Nos ingénieurs actuels seraient stupéfaits par la simplicité et la perfection des procédés miniers de cette époque passée. Ces mêmes méthodes reverront le jour en Amérique au siècle prochain.
Saint-Germain s’avança vers la porte et fit basculer un levier. Une cave, d’un type particulier, apparut. Nous y pénétrâmes, et une fois à l’intérieur Il manœuvra un levier plus petit. Nous descendîmes à une profondeur de deux cents pieds (60m) jusqu’à la station suivante. Puis nous continuâmes de descendre pour nous arrêter à une profondeur d’environ sept cents pieds (200m). C’était l’étage principal et, de là, partaient cinq tunnels disposés comme les essieux d’une roue. Leur section était parfaitement ronde, et leur surface garnie du même métal blanc qui avait servi à la fabrication des machines et des outils. Ce revêtement métallique a une épaisseur et une résistance telles que seul l’effondrement de la montagne pourrait le faire céder. Deux des cinq tunnels s’étendaient à l’intérieur de la montagne sur plus de deux mille pieds (650m). Dans cette station centrale se trouvait une machine qui manœuvrait tous les chariots de la mine.
« Ce métal blanc, m’expliqua Saint-Germain, est une découverte remarquable. Il est léger, inoxydable, plus rigide qu’aucun autre matériau connu. Vous ne pourriez donner qu’une description fragmentaire de toutes ces merveilles qui sont la preuve physique de l’importance de cette civilisation. De telles merveilles ont existé et sont maintenant au milieu de vous, conservées intactes, jusqu’au jour où elles seront soi-disant ‘redécouvertes’. » »
Arrivés à l’extrémité du tunnel, Il me montra les foreuses qui avaient été en usage dans ces jours lointains. « Les foreuses, continua-t-Il, émettent un tube de flamme blanc bleuâtre d’un diamètre de deux centimètres et demi. Elles opèrent à une vitesse prodigieuse, consumant la roche au fur et à mesure qu’elles la pénètrent. »
Revenus à la station centrale, nous entrâmes dans une chambre de forme triangulaire située entre deux tunnels. A l’extrémité opposée se trouvaient des récipients faits du même métal blanc. Ils étaient d’environ trente centimètres carrés sur quatre vingt dix centimètres de longueur. Saint-Germain en ouvrit un et me montra de merveilleux diamants jaunes non taillés. J’étais muet d’admiration devant leur beauté. Si des lecteurs se demandent s’ils étaient physiques, à cette question toute naturelle, je réponds: oui, tout aussi physiques que les diamants que vous pouvez porter aux doigts aujourd’hui. D’autres récipients étaient remplis de pierres taillées d’une valeur fabuleuse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

à la loupe