mu, poseïdon, atlantide

Nous examinâmes encore plusieurs récipients remplis d’autres joyaux puis nous revînmes sur nos pas jusqu’à la Salle du Conseil. Regardant vers la porte par où nous étions entrés au début, je vis mes bien-aimés, Lotus et notre fils, conduits par un Maître que Saint-Germain me présenta comme étant Amen Bey. Nos salutations échangées, on nous conduisit vers des sièges placés devant le panneau du mur oriental. Par groupes de trois à douze, les Bénis du Choeur des Maîtres Ascensionnés arrivèrent. L’assistance finit par comprendre soixante dix personnes.
Un grand calme nous envahit, et pas un souffle ne rompait le silence de l’attente. Une boule de lumière, blanche et douce, apparut devant le panneau. Son éclat et sa taille atteignirent une forme ovoïde d’au moins sept pieds (2,5m) de haut. Comme sorti de la Lumière elle-même, un Etre Glorieux s’avança. Il était de haute taille, plein de majesté et de puissance. Il fit un signe unissant l’infini et le fini et, d’une voix qui faisait vibrer chaque atome de l’âme et du corps, il nous demanda si nous étions prêts.
Une lumière éclatante jaillit de la substance qui composait le panneau, le transformant en un miroir de lumière vivante. Au bout d’un moment, il devint comme une atmosphère d’une clarté cristalline, qui fit place ainsi à un écran cosmique sur lequel pouvaient être projetées des images vivantes dans toutes les dimensions, sans limitation de l’espace observable. Il était évident que l’intelligence qui dirigeait cette opération pouvait faire apparaître sur cet écran tout ce qui était du passé, mais aussi tout ce qui avait trait à l’avenir.
Les premières scènes projetées se rapportèrent au continent de Mu, à l’activité et aux accomplissements de son peuple, et à son degré de civilisation. Ceci couvrait une période de plusieurs milliers d’années. Des évènements se produisirent ensuite, qui furent certainement des causes de terreur pour les habitants de ce pays. Un cataclysme survint qui déchira la surface de la Terre et provoqua un effondrement total. L’ancienne Terre de Mu disparut sous les flots de ce qui est maintenant l’Océan Pacifique et elle y repose encore aujourd’hui. Un jour, elle remontera à la surface pour recevoir à nouveau la lumière du soleil.
Nous vîmes ensuite le grand continent de l’Atlantide, qui couvrait la majeure partie de ce qu’on appelle aujourd’hui l’Océan Atlantique, croître en beauté, en sagesse et en puissance. En ce temps-là, l’Amérique Centrale et ce qui est aujourd’hui l’Europe étaient reliés par la terre ferme. Les choses accomplies alors furent remarquables mais, de nouveau, le mauvais usage que fit le peuple de la Glorieuse Énergie Divine provoqua sa chute et, le déséquilibre grandissant, la surface de la Terre fut à nouveau déchirée par un cataclysme.
Il ne resta, au milieu de l’océan, qu’une petite partie de l’Atlantide qui formait une grande île sans contact aucun avec le reste du monde civilisé. Un second cataclysme fit disparaître les parties orientale et occidentale de l’île, laissant subsister une autre île qui s’appelait Poséidon. Elle avait été le cœur du monde civilisé de cette époque et des préparatifs furent faits pour préserver ses activités les plus importantes, pour former un foyer central qui permettrait de poursuivre le travail non encore terminé. Un haut degré de perfection avait été atteint à la fois matériellement et spirituellement.
Dans ce cycle, le développement mécanique connut un grand essor, et l’une de ses plus remarquables expressions fut sa navigation aérienne. Les transports aériens du monde moderne sont très primitifs comparés à ceux de l’Atlantide. Les Grands Maîtres de Lumière et de Sagesse inspirèrent, instruisirent, protégèrent le peuple de Poséidon, et lui révélèrent un savoir avancé dans tous les domaines de l’activité humaine.
Une grande partie de ce peuple devint consciente du Pouvoir Divin inhérent à chaque être mais, encore une fois, le côté humain de leur nature ou activité extérieure usurpa la Grande Énergie. L’égoïsme, l’abus des connaissances et de ce Pouvoir transcendant dépassèrent toutes limites. Les Maîtres de l’Ancienne Sagesse virent qu’un autre foyer de destruction se formait et qu’un troisième cataclysme menaçait. Ils avertirent les habitants à plusieurs reprises, comme précédemment, mais, seuls, ceux qui servaient la Lumière en tinrent compte.
De grands immeubles en matériaux impérissables furent construits et les archives séculaires y furent placées. Le tout, hermétiquement scellé, repose encore à l’heure actuelle, dans un parfait état de préservation, sur le lit de l’Océan Atlantique. Ces archives seront amenées au jour par les Grands Êtres qui ont dirigé et protégé toute l’opération, et la grande civilisation de l’Atlantide ne sera donc pas complètement perdue pour l’humanité. En plus de la préservation de ces archives, de grandes richesses, principalement en or et en joyaux, ont été transférées en lieu sûr. Elles continueront à être gardées pendant des siècles, et seront utilisées dans un âge à venir pour l’avancement de générations à naître.
Le cataclysme final arriva et le dernier fragment d’un empire mondial sombra dans l’océan pour s’y purifier. Le souvenir de l’Atlantide et de son peuple, contrairement à celui de la Terre de Mu, n’a pas été complètement effacé de l’histoire de l’humanité. Au contraire. Des allusions nombreuses et diverses y ont été faites au cours des siècles. Depuis cette disparition, 12 000 ans se sont écoulés et, néanmoins, des fragments d’information sont arrivés jusqu’à nous par les canaux les plus inattendus. Les mythes et les légendes se référant à l’Atlantide abondent, et ils ont été de tous temps deux des moyens qui ont permis de préserver le souvenir de certaines conditions ayant régné sur la Terre dans des âges révolus. Des preuves indiscutables de l’existence de l’Atlantide seront données en temps voulu, et le haut degré de sa civilisation sera confirmé par l’océanographie, la géologie et d’autres données scientifiques.

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