la salle des archives

Nous passâmes par la dernière porte à notre droite et entrâmes dans une pièce dont les dimensions étaient à peu près de quatre vingt pieds de long sur quarante de large et vingt de haut (26x13x7m), avec un plafond en plein cintre comme celui de la grande salle que nous venions de quitter. « Toute la surface de cette pièce est faite d’or givré et les veines pourpres et vertes en relief que vous voyez sur ces murs sont en substance précipitée », me dit-Il. A l’extrémité opposée et sur le mur latéral à notre droite, s’étendant du sol au plafond, se trouvaient des casiers d’un métal blanc qui ressemblait à de l’argent givré. Tous les casiers contenaient des boîtes du même métal qui reposaient sur des supports à billes. Des hiéroglyphes en relief sur chaque couvercle indiquaient les matières traitées dans chacun des quatre fuseaux contenus dans chaque boîte.
Les fuseaux avaient au moins dix pouces de long (25cm); un ruban d’environ huit pouces de large (20cm), fait d’or laminé en alliage avec une substance qui le rendait résistant et pliable, et mince cependant comme une feuille de papier ordinaire, était enroulé sur chaque bobine. La longueur des rubans variait de sept à cinquante pieds (2,5 à 16m), et chacun portait des caractères, comme gravés dans l’or avec un stylet, et si parfaits qu’ils ressemblaient à de la cursive.

« Vous trouverez dans ces archives l’accomplissement de ma promesse, me dit Saint-Germain en indiquant une certaine section à l’extrémité du mur. Elles décrivent la cité, la contrée et la civilisation qui fleurissaient jadis à l’emplacement actuel du Désert du Sahara. Vous étiez alors mon fils et j’étais le souverain de cet Empire. Cette pièce contient les archives de nombreuses contrées, et l’histoire de la naissance comme de la chute de nombreuses civilisations. » Me tendant un des rouleaux, Il en détacha le lien et je constatai, à mon grand étonnement, que je pouvais en lire le contenu. « Je vous rends capable de cette lecture, continua-t-Il, en élevant temporairement votre conscience et en réveillant la mémoire obscurcie, l’enregistrement antérieur de vos expériences vécues. Pour connaître Dieu et son Univers, il suffit d’entrer en contact avec l’enregistrement vivant de chaque forme. Toute forme contient de la Vie et, dans la Lumière qui en émane, se trouve l’enregistrement de tout son passé. N’importe qui peut s’entraîner à le découvrir et à le comprendre, s’il consent à donner son attention et son temps à la discipline personnelle qui est nécessaire pour apaiser la confusion qui règne dans l’activité extérieure de son expérience journalière. Ces archives éternelles sont indélébiles.

« Dans des temps anciens, l’humanité manifestait la Perfection complète. Cet état primordial de la race est mentionné comme ‘le Jardin d’Éden’, ou ‘Édom’, qui signifie ‘Sagesse Divine’. Lorsque l’humanité dirigea exclusivement, et consciemment, son attention sur le monde physique des sens, la Divine Sagesse ou Activité Omnisciente de la Conscience s’estompa, et le Plan Divin Cosmique de la Vie Individuelle fut submergé. La Perfection, et le Contrôle conscient de l’humanité sur toute forme furent oubliés et disparurent.
« L’homme devint conscient de ses sens au lieu d’être conscient de sa divinité, et il produisit ‘cela’ qui était l’objet de son attention et de sa pensée constantes. Délibérément, et consciemment, il tourna le dos au Pouvoir et à la Perfection dont le Père l’avait gratifié au commencement. Il créa ses propres expériences, marquées par la carence, les limitations, et la discorde, de tous ordres. Il s’identifia avec la partie au lieu du tout et, naturellement, l’imperfection en résulta.
« Toute imperfection dans l’humanité est le résultat du mauvais usage que fait l’individu de son Attribut Divin: le libre arbitre. Il s’oblige à vivre au milieu de ses propres créations jusqu’à ce que, par décision délibérée de l’activité extérieure de son mental, il dirige à nouveau son regard vers son Origine Royale, Dieu, la Source de Tout. Alors l’homme se rappelle ce qu’il fut et peut le redevenir à condition de diriger son regard vers son Archétype.
« Ce que vous lisez dans ces rouleaux décrit la Vie et le peuple d’il y a 70 000 ans, comme vous les avez vus récemment. Au cours de nombreuses vies qui ne vous ont pas encore été révélées, vous avez beaucoup coopéré à la production de ces enregistrements. « 

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