les fondateurs du centre

Enfin la plate-forme s’arrêta devant une autre porte de bronze, d’un tout autre modèle cette fois. « Nous avons parcouru six cent vingt mètres vers le cœur de la montagne », précisa-t-Il comme nous sortions du tube.
La pièce où nous entrâmes avait une disposition très particulière: de forme oblongue, elle s’étendait d’Est en Ouest, et les coins Nord-est et Nord-ouest étaient en pans coupés. Ce devait être une sorte d’antichambre, ou une chambre de réception. La lourde porte de bronze de l’ascenseur s’ouvrait dans le mur Nord-Est.
Sur le mur Nord se trouvaient deux portes de bronze qui donnaient accès à une grande salle d’audience, et sur le mur Nord-ouest se trouvait une autre porte de bronze, toutes ces portes étaient identiques à celle par laquelle nous étions entrés. A l’opposé, sur le long mur sans brisure du Sud, une immense tapisserie était suspendue. Elle était faite dans une matière tout à fait inusitée: le tissage en était très grossier, mais le fil ou la fibre étaient aussi doux que du poil de chameau. Sur un fond d’une couleur crème très délicate, se détachaient deux personnages grandeur nature qui représentaient deux Êtres Divins, majestueux et puissants. Celui de droite était masculin et celui de gauche féminin. Tous les deux indiquaient, par leur attitude, qu’ils avaient le pouvoir de commander et de se faire obéir par les forces cosmiques. Le personnage masculin portait un long manteau d’une riche matière bleu saphir, bordé et richement brodé d’or. De toute évidence, c’était un manteau d’apparat, symbole d’autorité. Sous le manteau, sa tunique d’or avait une apparence métallique. Un soleil de rubis, diamant, saphir et émeraude couvrait sa poitrine. La taille était serrée par une ceinture de joyaux d’où descendait un panneau d’environ trente centimètres de long, qui était, lui aussi, incrusté des mêmes pierres précieuses. La tunique descendait jusqu’aux genoux, et son bord inférieur portait une bande de dix centimètres abondamment brodée de soie aux couleurs des joyaux. On avait l’impression que les vêtements étaient lumineux par eux-mêmes. Les pieds étaient revêtus de bottes souples à lacets, en cuir doré, qui montaient jusqu’aux genoux. Elles étaient ornées et lacées par des cordons bleu saphir. Une bande d’or d’environ quatre centimètres passait par le milieu du front et retenait des cheveux dorés et ondulés qui pendaient jusqu’à quinze centimètres en dessous des épaules.
Le teint était très clair, presque rose, et les yeux étaient d’un bleu violet très profond. Les doigts de la main gauche reposaient légèrement sur le cœur et la main droite, levée, tenait une baguette de cristal lumineux, un autre symbole de puissance et d’autorité. L’extrémité inférieure de la baguette était pointue et, sur l’extrémité supérieure, on voyait une sphère de sept centimètres et demi de diamètre d’où émergeaient des rayons d’une lumière blanche étincelante.
On ressentait immédiatement que le personnage représenté-là maniait un pouvoir gigantesque, et qu’il était l’autorité de certaines forces cosmiques très puissantes. L’ensemble suggérait en même temps la pleine jeunesse et la sagesse des âges qui se lisait dans ses yeux.

Le personnage féminin portait un manteau d’apparat d’un violet profond, bordé d’une broderie d’or comme celle de son compagnon. La robe, faite dans une matière souple, dorée et brillante, descendait presque jusqu’au sol; le fil employé pour le tissage de la tapisserie pour représenter les vêtements devait être le même que celui qui avait été employé pour les originaux. Le personnage portait une ceinture de joyaux avec un panneau qui descendait jusqu’à environ cinq centimètres en dessous des genoux; elle était incrustée des mêmes joyaux que la ceinture du personnage masculin. Seule la pointe de la sandale droite, faite de cuir d’or, était visible. La coiffure était une simple bande d’or, et les yeux étaient aussi d’un bleu violet profond, mais plus clairs que ceux de son compagnon, alors que les cheveux, blonds, descendaient jusqu’aux genoux.
Sur la poitrine, suspendue par une chaîne d’or, pendait une large étoile à sept branches taillée dans un seul diamant. Dans la main gauche, elle tenait une sphère de cristal de quinze centimètres de diamètre, et dans la droite, levée comme celle de son compagnon, elle tenait un sceptre d’une forme étrange: les deux tiers inférieurs étaient en or et se terminaient par une pointe en forme de lance, le tiers supérieur semblait être fait dans du cristal très lumineux et, au sommet du sceptre, il y avait une figure semblable à une fleur de lys dont le pétale du milieu, très long, se terminait par une pointe formée par la rencontre de ses quatre facettes. Le pétale recourbé sur la droite était d’une belle teinte rose et celui de gauche d’un beau bleu saphir profond, celui du milieu avait la pureté du cristal, le tout était transparent et lumineux. Les portions d’or et de matière semblable au cristal se raccordaient parfaitement car n’y avait aucune démarcation entre les deux substances. Le sceptre symbolisait les trois activités de la force créatrice.
La sphère de cristal de la main gauche représentait, elle, la perfection non manifestée du futur dans l’activité cosmique. Les deux sceptres indiquaient la concentration et la direction de la force créatrice dans la substance universelle, en vue d’une manifestation déterminée. Ces Êtres étaient très beaux et lumineux, même dans la tapisserie et je me demandais comment ils pouvaient être en réalité.

Saint-Germain m’attendit patiemment tout le temps que j’étudiai cet ensemble, et j’étais réellement fasciné par la magnificence de tout l’ouvrage. « Ces deux Grands Êtres sont les fondateurs de ce Centre Spirituel », me dit-Il quand nous passâmes par la porte de bronze de droite, pour entrer dans une vaste pièce.

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